Expression culinaire: #expressionfrançaise
Andouille
- « Andouille »: un imbécile.
Le mot « andouille » désignait à l’origine une saucisse faite à base de tripes ou de morceaux de viande, souvent considérée comme un aliment rustique ou peu sophistiqué. D’après le travaille de « dépendeur d’andouille » des personnes grande et sots qui devaient seulement décrocher la charcuterie pendu au plafon . Au fil du temps, l’expression a évolué pour désigner quelqu’un de peu intelligent ou maladroit, en utilisant l’image de quelque chose de simple ou de peu subtil.
Artichaut
- « Avoir un coeur d’artichaut »: tomber amoureux facilement.
L’expression viendrait des forgerons de Culann, une province irlandaise, dont le travail était reconnu partout sous le nom de l’Art du Chaud . En France, les forgerons étaient souvent victimes d’insuffisance cardiaque provoquant souvent des morts soudaines. Cette expression est devenue « avoir un cœur d’art du chaud », devenue après avoir été déformée « avoir un cœur d’artichaut », désignant les personnes fragiles du cœur.
Beurre
- « Vouloir le beurre et l’argent du beurre »: que l’on veut tout avoir et tout gagner sans aucune contrepartie.
Venant du bon sens du paysan qui vend le beurre qu’il a produit. Le beurre est considéré comme source de profits. L’expression « faire son beurre » signifie de faire du profit. L’idée d’associer le beurre avec l’argent, sert à démontrer que les deux peuvent fondre et facilement et rapidement. Pour dire que rien n’est acquis.
Blé
- « Fauché comme les blés »: être ruiné, pauvres.
Avec une faux bien affûtée, les paysans fauchaient le blé. En peu de temps il ne restera plus rien de du champ, il est fauché. Du verbe ‘faucher’, est une métaphore qui assimile l’état de la bourse de la personne démunie à celui du champ fauché.
Selon Gaston Esnault, elle date de 1877. Son extension avec ‘comme les blés’, elle serait apparue en 1899. Au XVIIe siècle, les gents se promenaient avec des espèces sonnantes dans des bourses pendues à la ceinture, le voleur ‘fauchait’ lorsqu’il coupait la bourse et l’emportait.
Chou
- « Faire chou blanc »: échouer
C’est dans le Berry que serait née l’expression. Autrefois, au jeu de quilles, on disait d’un joueur qui n’avait pas marqué un point qu’on disait faire un « coup blanc ». Dans le Berrichon, le mot « coup » se prononçait « choup ». L’expression est restée d’après la prononciation. Mais ce qui n’a rien à voir avec le légume.
Citron
- « presser le citron »: en tirer tout le profit.
Les agrumes, qu’il s’agisse du citron ou de l’orange, sont très souvent utilisés pour en extraire le jus. Exploiter quelqu’un, c’est en extraire au maximum ce dont on peut profiter sans se préoccuper du reste, tout comme l’écorce du citron est jetée une fois que tout le jus en est extrait.
Crème
- « Ca passe crème »: ça se passe bien.
Son ancêtre, « ça passe comme du beurre » remontent au XIXe siècle : « ça passe tout seul » (attesté en 1838) et « ça passe comme une lettre à la poste » (attesté en 1825). Imposé dans le jargon de la nouvelle génération. Le mot « crème » a une image plus élégante, d’autant qu’il évoque l’excellence dans la locution.
Croûte
- « Casser la croûte »: manger.
Le terme « casse-croûte » au pays de la baguette, il désignait un outil destiné aux personnes âgées édentées, utilisé pour broyer les croûtes de pain. Cette origine illustre un objet pratique a donné son nom à un type de repas. Le therme a évolué pour désigner un repas léger pris lors d’une pause au travail, notamment par les ouvriers. il en est venu à désigner plus généralement un repas très simple, comme un sandwich ou une collation rapide. Ainsi, le terme a connu une évolution passant d’un outil à un repas informel et pratique, reflet de la culture du travail et de la convivialité en France.
Eau
- « Ne jamais dire fontaine, je ne boirai pas de ton eau »: Jamais dire jamais.
Ce proverbe trouve son origine dans les écrits du Moyen-Age qui relatent une aventure de l’époque. Un ivrogne avait juré dans son village qu’il ne boirait jamais d’eau. Ce dernier, en rentrant chez lui un soir et toujours sous l’emprise de l’alcool, tomba dans la fontaine à eau du village, but la tasse et finit par se noyer.
Épinard
- « Mettre du beurre dans les épinard »: améliorer son ordinaire.
Cette expression remonte au XIXe siècle et signifie améliorer sa situation financière. À l’époque, le beurre était un luxe, et en ajouter dans un plat basique comme les épinards était un petit extra, synonyme d’un petit mieux dans la vie quotidienne.
Graine
- « Prendre de la graine »: tirer une leçon.
La métaphore de la graine évoque l’idée du développement et du potentiel. Une petite graine, une fois bien arrosée et entretenue, peut donner naissance à une fleur ou à un fruit. Elle symbolise ainsi le processus de croissance, de patience et de mise en œuvre pour atteindre un résultat positif.
Haricot
- « C’est la fin des haricots »: tout est perdu.
Au début du XX° siècle, se développaient les jeux de société. A l’époque, les mises ne se faisaient pas avec de l’argent mais avec des haricots secs. Lorsqu’un joueur n’avait plus de haricots, cela signifiait qu’il avait tout perdu la partie.
Louche
- « A la louche »: approximatif.
Trouve ses origines dans le domaine culinaire et dans des pratiques artisanales ou des marchés. À l’origine, cette expression provient du fait de remplir une louche pour servir ou mesurer des liquides ou des aliments en vrac de manière approximative sans précision, en se fiant à l’œil plutôt qu’à une balance.
Navet
- « C’est un navet »: nul.
Cultivé en grande quantité dans les campagnes françaises, il poussait même sur des sols pauvres, ce qui en faisait une source alimentaire peu coûteuse. En raison de sa disponibilité et de son faible prix, il était peu estimé et consommé presque quotidiennement. Au XIIIe siècle, le mot « navet » a commencé à être utilisé dans le langage figuré pour désigner quelque chose de peu valorisé ou sans valeur.
Oeuf
- « Oeuf de colomb »: solution simple.
Lors d’un repas en présence de Christophe Colomb, un invité aurait minimisé la difficulté de découvrir une nouvelle route vers les Indes en disant : « Il suffisait d’y penser. » En réponse, Colomb aurait lancé un défi. De faire tenir un œuf dur debout sur sa coquille sans support. Tous auraient essayé en vain, mais Colomb aurait simplement écrasé l’extrémité de l’œuf pour l’aplanir, permettant ainsi à l’œuf de tenir debout. Il aurait alors déclaré : « Il suffisait d’y penser ! »
Oignon
- « En rang d’oignons »: être placer sur une ligne.
À l’origine, celle-ci évoquait l’organisation hiérarchique stricte lors des festins du baron d’Ognon au XVIe siècle, où les invités étaient rangés selon leur rang social. Avec le temps, cette expression a évolué par jeu de mots pour devenir « rangé en rang d’oignon », en raison de l’image des oignons alignés dans les potagers, évoquant une disposition ordonnée et répétitive. Aujourd’hui, cette expression humoristique est souvent utilisée pour désigner quelque chose qui est organisé de manière très régulière
Pain
- « Ca mange pas de pain »: encourager quelqu’un à…
Au Moyen Âge, une période où le pain était un aliment essentiel et représentait une part significative des dépenses des ménages. Dire qu’une chose « ne mange pas de pain » signifiait alors qu’elle n’avait pas d’impact sur les ressources alimentaires de la famille ou qu’elle ne mettait pas en péril leur ressource. Au fil du temps, cette expression a évolué pour désigner une situation ou une action qui n’a pas de conséquences graves.
Poireau
- « Faire le poireau »: attendre longuement.
Trouve ses origines dans la forme allongée du légume, qui doit être bien enraciné dans la terre pour pousser droit et solide tout au long de l’hiver. Cette image a été utilisée par les jardiniers pour décrire une personne qui reste immobile, comme un poireau planté dans la terre. Pour désigner quelqu’un qui attend longtemps, souvent sans bouger ou sans agir, par exemple un soldat chargé de faire la garde devant un bâtiment. C’est ainsi que le verbe « poireauter » est apparu.
Radis
- « N’avoir plus un radis »: ne plus d’argent.
Au XIXe siècle, le radis était un légume courant et abordable, souvent vendu à un prix modique. Son rôle ne se limitait pas à l’alimentation. Il était également utilisé comme un outil de consommation et de stratégie commerciale dans certains établissements. Dans certains bars et estaminets, il était offert gratuitement, souvent accompagné de sel. Cette pratique visait à encourager la consommation en stimulant la soif des clients.
Sel
- « Mettre son grain de sel »: une intervention dans une conversation ou une situation.
Au XIIIème siècle, le sel joue un rôle en France en tant que ressource précieuse. Il revêt une importance économique et stratégique. Afin de contrôler sa production et sa commercialisation, le roi impose une taxe appelée la gabelle, qui constitue une source importante de revenus pour la monarchie. Autrefois si rare et précieux, symbolisait la richesse et l’importance. Cette rareté a inspiré l’expression « mettre son grain de sel », Considéré comme un véritable bijou de finesse.
Toast
- « Porter un toast »: lever son verre.
« Porter un toste » remonte à l’Ancien Français, où « toste » désignait une tranche de pain grillé trempée dans du vin, souvent consommée lors de cérémonies ou en l’honneur de quelqu’un. Vers 1700, cette pratique a donné naissance à l’expression « toaster une dame », signifiant boire à sa santé ou en son honneur. Par extension, « porter un toast » est devenu une formule utilisée pour exprimer des vœux ou rendre hommage
Vin
- « Mettre de l’eau dans son vin »: modérer son comportement.
Dionysos, le dieu Grec du Vin qui aurait formulé cette proposition pour limiter l’excès lié à l’ivresse. Au Moyen Âge, la pratique de mélanger le vin et l’eau a perduré, pour des raisons d’hygiène. On diluait le vin avec de l’eau afin de faciliter la digestion, dans l’espoir d’obtenir un effet purifiant.
Et pleins d’autres:
- « une asperge », « une grande asperge » : personne, souvent une fille ou une femme, très grande et mince.
- « l’assiette au beurre » : source de profit.
- « promettre plus de beurre que de pain » : promettre plus qu’on ne peut donner.
- « être comme pain et beurre » : personnes inséparables,
- « tourner en eau de boudin » : se dit d’une situation ou d’une conversation qui tourne mal,
- « en faire ses choux gras » : en tirer profit,
- « être dans les choux » : être le dernier d’un classement.
- « se mettre la rate au court-bouillon » : se faire du souci, ou se donner du mal pour quelque chose.
- « faire la course à l’échalote » : faire la course pour le pouvoir.
- « rouler quelqu’un dans la farine » : duper quelqu’un, lui mentir.
- « être dans le fromage » : se trouver dans une situation privilégiée.
- « casser une petite graine » : manger.
- « se faire prendre pour un jambon » : se faire prendre pour un imbécile.
- « c’est une grosse légume » : personne d’un rang social important.
- « la mayonnaise prend » : la situation prend une tournure favorable.
- « plein comme un œuf » : archi-rempli, ne pouvant plus rien contenir de plus.
- « être bon comme le pain blanc » : être généreux, gentil, serviable.
- « être comme un coq en pâte » : se trouver dans une situation de confort douillet.
- « ça coûte un saladier ! » : c’est cher.
- « être dans la sauce » : être en difficulté, se retrouver dans une situation défavorable.
- « aller à la soupe » : suivre quelqu’un par intérêt personnel.
- « se racler la soupière » : concentrer sa pensée, penser fortement.
- « être truite » : ne pas être futée.
- « tourner au vinaigre » : se détériorer à propos d’une situation.